Rechercher
  • Grégoire Quartier

La Collapso Heureuse

En dehors de la musique, depuis quelques années, je me passionne pour la collapsologie.

A tel point que j'ai créé, avec quelques amis rencontrés sur Facebook, un groupe qui s'appelle "La collapso heureuse". Ce groupe est le plus grand groupe francophone du sujet, et il a plus de 31'000 membres, réunis depuis début 2018. J'ai depuis peu quitté ce média social, mais ce groupe et les amis qui j'ai côtoyé (et côtoie encore d'autres façons) est une réalisation dont je suis très fier. On a aidé plein de gens à prendre conscience des enjeux écologiques d'une façon apaisée et constructive. C'était le but du groupe, et je crois qu'on y est arrivé.


Alors c'est quoi la collapso ?


Comme c'est une discipline qui est très jeune, elle a différentes approches, et donc différentes définitions. En gros c'est de l'écologie scientifique qui a comme visée l'éducation populaire. Voici une définition qui me plait : "La collapsologie est une approche pluridisciplinaire qui s'intéresse à l'effondrement possible de notre civilisation, et de ce qui en suivra". Il y a d'autres définitions, vous en trouverez facilement en tapant ce mot sur un moteur de recherche.


Comment ça peut être "heureux" ?


Pour ça il y a différentes façons d'aborder le mot heureux.


1) Heureux ça peut vouloir dire qu'on a un peu peur de ces effondrements, mais qu'on décide d'agir dans le monde réel pour développer son autonomie matérielle, spirituelle, nourricière. Cette autonomie n'est pas une autarcie, mais bien une tentative de prise de conscience de ce qui fait de nous des êtres indépendants, en terme de pensée ou en terme de compétences. Cela inclue le fait de comprendre le monde dans lequel on vit, qu'on a besoin des autres, et qu'ils ont besoin de nous. Les autres c'est aussi notre environnement dont on fait partie intégrante, c'est à dire la nature.


2) Heureux, ça peut aussi vouloir dire que c'est une bonne chose que cette civilisation s'effondre, tant elle prouve chaque jour que les mythes qui la façonnent sont artificiels et mortifères. Evidemment ça n'est pas drôle de penser que ce sur quoi on s'est construit puisse être un mirage. Mais est-ce plus drôle de vivre dans une utopie qui n'a plus les moyens de ses fantasmes?


Je reviendrai sur ce thème dans d'autres posts. C'est un sujet qui m'intéresse beaucoup et qui m'explique énormément de choses qu'on vit actuellement.


Au printemps passé, une journaliste de la RTS (Florence Farion) est venue chez moi pour parler de tout ca, et je pense que cette interview représente très bien ce que je pense de la collapsologie, ce que j'en fait pratiquement, et ce que ça a ouvert comme horizons pour la suite.


Je vous laisse donc l'écouter, si vous voulez en savoir plus.









70 vues0 commentaire